La grammaire
Au Koweït, la grammaire nous touche-t-elle de la même manière qu’à l’Observatoire de la Langue Française ?
La subtilité de l’apprentissage a-t-elle un sens alors que certains élèves cherchent encore l’enrichissement du vocabulaire, de l’expression…
Remodeler l'enseignement de la grammaire du primaire au collège sans revenir "vingt ans en arrière" : c'est le sens des propositions que le linguiste Alain Bentolila doit remettre, mercredi 29 novembre, au ministre de l'éducation. Gilles de Robien, qui compte l'apprentissage de la grammaire au nombre de ses "chantiers de bon sens", l'avait chargé, en septembre, d'une mission sur ce thème.
(...)
Les partisans de certaines approches pédagogiques, des didacticiens du français par exemple, risquent d'être contrariés. Ceux des "bonnes vieilles méthodes" seront heurtés par un des tout premiers principes : "L'enseignement de la grammaire fait partie intégrante de l'apprentissage de la lecture." Autrement dit, le b. a.-ba ne saurait être le seul objectif du cours préparatoire. "Identifier les mots n'est pas suffisant, explique Alain Bentolila. Il faut aussi savoir leur rôle dans la phrase, savoir les mettre en relation, donc acquérir, dès le début, des notions de syntaxe", grâce à des mots-outils (articles, prépositions...).(...)
Selon le rapport, "l'analyse grammaticale des phrases est la priorité à l'école élémentaire et au début du collège". Le linguiste privilégie ainsi la "grammaire de phrase" - qui analyse la nature et la fonction des mots à l'intérieur de la phrase et qui est la plus proche de ce que la plupart connaissent -, contre la "grammaire de texte" - analyse de la cohérence thématique et sémantique du texte. (...)
La subtilité de l’apprentissage a-t-elle un sens alors que certains élèves cherchent encore l’enrichissement du vocabulaire, de l’expression…
Remodeler l'enseignement de la grammaire du primaire au collège sans revenir "vingt ans en arrière" : c'est le sens des propositions que le linguiste Alain Bentolila doit remettre, mercredi 29 novembre, au ministre de l'éducation. Gilles de Robien, qui compte l'apprentissage de la grammaire au nombre de ses "chantiers de bon sens", l'avait chargé, en septembre, d'une mission sur ce thème.
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Les partisans de certaines approches pédagogiques, des didacticiens du français par exemple, risquent d'être contrariés. Ceux des "bonnes vieilles méthodes" seront heurtés par un des tout premiers principes : "L'enseignement de la grammaire fait partie intégrante de l'apprentissage de la lecture." Autrement dit, le b. a.-ba ne saurait être le seul objectif du cours préparatoire. "Identifier les mots n'est pas suffisant, explique Alain Bentolila. Il faut aussi savoir leur rôle dans la phrase, savoir les mettre en relation, donc acquérir, dès le début, des notions de syntaxe", grâce à des mots-outils (articles, prépositions...).(...)
Selon le rapport, "l'analyse grammaticale des phrases est la priorité à l'école élémentaire et au début du collège". Le linguiste privilégie ainsi la "grammaire de phrase" - qui analyse la nature et la fonction des mots à l'intérieur de la phrase et qui est la plus proche de ce que la plupart connaissent -, contre la "grammaire de texte" - analyse de la cohérence thématique et sémantique du texte. (...)
